Masumi Mizoguchi est une poète de haïku et médiatrice culturelle dont la pratique relie langue, paysage, mémoire et perception.


Née au Japon et installée en Suisse depuis trente ans, elle explore à travers le haïku qui est une forme brève, essentielle et profondément ancrée dans le sensible. C'est une manière d’habiter le temps, de saisir l’instant et d’en révéler la densité intérieure.


Sa démarche s’inscrit dans la tradition moderne du shasei (写生) introduite par Masaoka Shiki. Le principe est d'observer sincèrement le réel, sans emphase ni subjectivité excessive et laisser l’image poétique naître de la justesse du regard.


Dans ses ateliers, installations et projets collectifs, le haïku devient à la fois un geste artistique, une expérience partagée et un outil de lien interculturel.


Son travail se situe à la croisée de l’art, de l’écologie sensible et de la rencontre humaine : un art humble du quotidien et ouvert à tous comme l’est le haïku qui est pratiqué aujourd’hui par des millions de personnes au Japon.